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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 21:33

bonjour à toutes et tous

l'association "un temps de poète"

sera heureuse de vous accueillir

lors du FORUM des associations de Plaisir

le samedi 10 septembre 2016 de 10h à 18h

gymnase Nicole Hassler

à l'extérieur

cordialement!

"un temps de poète"

tél : 06 87 24 68 82

untempsdepoete@orange.fr

forum des associations septembre 2016
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Published by untempsdepoete - dans Agenda
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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 12:30

V I V R E !


Pense Taranta-Babu :
Le coeur
La tête
et le bras de l'homme
fouillant les entrailles de la terre
ont créé de tels dieux d'acier aux yeux de feu
qu'ils peuvent écraser la terre
d'un coup de poing.
L'arbre qui donne des grenades une fois par an
peut en donner mille fois plus.
Si grand, si beau est notre monde
et si vaste, si vaste, le bord des mers
que nous pouvons tous chaque nuit
nous allongeant côte à côte
sur les sables d'or chanter les eaux étoilées.
Que c'est beau de vivre, Taranta-Babu
Que c'est beau de vivre
comprenant le monde comme un livre
le sentant comme un chant d'amour
s'étonnant comme un enfant
VIVRE !
Vivre un à un
et tous ensemble
comme on tisse une étoffe de soie
Vi
vre comme on chante en choeur
un hymne à la joie

Vivre...
Et pourtant quelle drôle d'affaire Taranta-Babu
Quelle drôle d'histoire
Que cette chose incroyablement belle
que cette chose indiciblement joyeuse
soit tellement dure aujourd'hui
tellement étroite
tellement sanglante
tell
ement dégoûtante

Nazim HIKMET
Turqu
ie

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 21:50


Ce monde-ci tel qu’il va n’est pas le mien.
Mais la merveille de ce qui est
veille et s’éveille partout
sans trop forcer le destin ni la note.

Aux mains des teinturiers d’Alep
la soie trouve encore sa lumière
entre les plis de l’arc-en-ciel...

Par les rues des villes mortes
les bergers poussent les bêtes
jusqu’aux batistères des évêques
et les tombeaux des dignitaires
servent de poulaillers...

À Palmyre le soir a ce goût de miel
qui courtise à jamais l’ombre de Zénobie...

Sous les oliviers d’Al-Mallaja
les poètes sont toujours frères de Linos et d’Orphée
parlant de source et d’or...

Ici les seuls dieux tolé
rables
sont les dieux sans lendemain...

Alors ce monde qui me garde la tête épique
et le coeur sur la main,
ce monde-là soudain est peut-être le mien.

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 21:47


« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre » pensait Ulysse. Aussi son chant écarta six reines et écueils ainsi sut-il revenir vers Pénélope : qu’à son exemple chacun cherche son Ithaque qui en lui demeure – sans doute lui sera-t-il accordé d’y aborder lumen de lumine.

Combien de temps faut-il pour comprendre qu’il n’y a ni passé no future on a tout le temps pour apprendre qu’y a rien à apprendre sinon le présent (é)mouvant ce curseur qui dévoile une seconde l’éternité. Que je devienne mon maître et son serviteur intérieurs que je n’aie pas d’autre héros que moi m’aime.

Le ciel est bleu ou gris et la mer son miroir va ma vie vogue après vague ma nave voyage. Ulysse des banlieues j’aime êtres et hêtres la belle et la bête elle et l’aile le clair et la chair mi-di comme minuit mon cri et mon silence le crépuscule des matins avec celui des soirs j’aime l’obscur et le clair et par l’éclair je vois dans la nuit jour de colère de tendresse ;

pas résigné pas rampant pas rebut pas à consommer condamné pas denrée mais vivant comme le corps beau délicieux croâ je crois et croîs en moi niant les saigneurs de guerre les assassins du seigneur moi-M niant les prophéties de Mal-heure les religieux du Mal-aise désobéissant aux politiques de Mal-être – n’oubliant pas qu’à l’an vert du monde rit le vers lent du démon ;

simple comme un caillou sage comme un arbre vif comme une pie inquiet comme un homme mon pays : le monde – ma patrie : la terre où la femme égale l’homme d’aucun parti mais de la totalité où les humains vont égaux en tous sous le soleil exactement embrassant seule religion la Vie Vraie (la guerre étroite celle des détroits de Toi n’aura pas lieu) n’y a rien d’autre qu’être moi toi soi notre Odyssée ludique dans l’Univers lieu unique :
être homme humus d’humanité !



Poème publié dans l'anthologie Une salve d'avenir. L'espoir, anthologie poétique, parue chez Gallimard en Mars 2004

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 23:54

http://www.printempsdespoetes.com/pjs/PJ894_019.mp3

Le 8e Prix Andrée Chedid a été attribué à

LISE BOREL

(cliquer ci-dessus pour entendre sa chanson
adaptée de Ode à Elle d'Henri Pichette)

Lise Borel se produira en showcase aux Francofolies de la Rochelle le 14 juillet. Son Prix et sa dotation lui seront remis en présence de membres du jury.
Découvrez également son Soundcloud.

Un grand BRAVO à tous les participants et aux neuf autres finalistes:
Emmanuel Babu, Donia Berriri, Charles-Baptiste Catherine, Yannick Chatelain, Amandine Corizia, Julien Fortier, Vanina de Franco, Mathieu Gerhardt & Georges Rojel.

Rendez-vous aux Francofolies de la Rochelle, du 13 au 17 juillet, et à l'année prochaine pour une neuvième édition du Prix Andrée Chedid !

le printemps des poètes

Le jury
Président d'honneur : Matthieu Chedid

- Christian Olivier - président du jury, auteur compositeur interprète
- Babx, auteur compositeur interprète
- François Besson, directeur de l’action culturelle de la Sacem
- Alain Borer, poète, président du Printemps des Poètes
- Florence Jeux, directrice artistique des Francofolies de La Rochelle
- Camélia Jordana, chanteuse et actrice
- Marc Maret, responsable de la discothèque de Radio-France
- Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des Poètes

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 23:12

merci Josette pour ces propositions :


Passant,
regarde ce grand arbre
et à travers lui
il peut suffire.

Car même déchiré, souillé,
l'arbre des rues,
c'est toute la nature,
tout le ciel,
l'oiseau s'y pose,
le vent y bouge, le soleil
y dit le même espoir malgré
la mort.

Philosophe,
as-tu chance d'avoir l'arbre
dans ta rue,
tes pensées seront moins ardues,
tes yeux plus libres,
tes mains plus désireuses
de moins de nuit.

Yves Bonnefoy La longue chaîne de l'ancre Mercure de France

http://www.mondeenpoesie.net/2013/03/poesie-du-vivant-larbre-bleu-alechinsky.html

Vrai nom

Je nommerai désert ce château où tu fus,
Nuit cette voix, absence ton visage,
Et quand tu tomberas dans la terre stérile
Je nommerai néant l’éclair qui t’a porté.

Mourir est un pays que tu aimais. Je viens
Mais éternellement par tes sombres chemins.
Je détruis ton désir, ta forme, ta mémoire,
Je suis ton ennemi qui n’aura de pitié.

Je te nommerai guerre et je prendrai
Sur toi les libertés de la guerre et j’aurai
Dans mes mains ton visage obscur et traversé,
Dans mon cœur ce pays qu’illumine l’orage

Yves Bonnefoy 1923-2016

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 21:23



La disparition d’Yves Bonnefoy fait un vide immense dans la poésie. Nous lui devons certes une œuvre incomparable qui a su lier de façon magistrale les grands apports de la modernité et la tradition classique, qui fait entendre un chant non pareil qui touche immédiatement l’âme du lecteur, mais nous lui devons en outre d’avoir manifesté sans relâche, obstinément, une confiance absolue dans la poésie, dans son pouvoir d’éclairement, dans sa capacité à restituer dans notre relation au réel la présence et l’intensité.
Il écrivait récemment dans son dernier livre paru, Ensemble encore, ces vers écrits pour de jeunes prisonniers italiens, qui sont sans doute pour nous tous un viatique :
« Car rêver, c ‘est beauté qui cherche à être

Et beauté, c’est aimer, c’est vérité
Qui vous prendra dans ses bras, même ici
Où désirer, c’est un peu être libre. »
Jean-Pierre Siméon

printemps des poètes

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 14:03

Sous les feux de la clé des champs,

Ensemble uni, chœur inspiré,

Danse, poème, musique et chant

Furent les stars de la soirée.

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 14:17

"A toutes celles qui vivent dans l'illusion que l'égalité est acquise et que l'Histoire ne revient pas en arrière, je voudrais dire que rien n'est plus précaire que les droits des femmes.
A celles qui ne regardent ni derrière elles ni autour, je voudrais rappeler que les Allemandes de l'Est par exemple ont perdu, à la chute du mur de Berlin, des droits qu'elles croyaient acquis pour toujours. Que les Algériennes, les Iraniennes, les Afghanes et tant d'autres, qui avaient goûté aux premiers fruits de la liberté, ont disparu, du jour au lendemain, sous un voile de silence. Aux Française je rappelle que l'on déplore encore 220 000 avortements en 1999.

A celles enfin qui font confiance aux hommes au pouvoir pour que les choses s'arrangent peu à peu, je voudrais citer une phrase de Virginia Woolf : "L'histoire de la résistance des hommes à l'émancipation des femmes." Si elles ne défendent pas elles-mêmes les droits conquis par leurs mères, personne ne le fera pour elles.
La condition des femmes ne va pas en s'améliorant dans le monde, contrairement à ce qu'il est reposant de croire. Les hommes sont des analphabètes du féminisme, on le sait. Mais les femmes le sont à peine moins.
C'est pourquoi il n'est jamais trop tard pour lire un livre féministe. Ni trop tôt. Ils n'ont hélas pas pris une ride depuis 25 ans."

Benoîte Groult est romancière et essayiste, jurée du Prix Femina. Elle a écrit, entre autres : Le Journal à quatre mains, avec sa soeur Flora, les Trois Quarts du temps, les Vaisseaux du coeur (Grasset, 1988).

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 22:04
RéSERVEZ votre soirée du samedi 4 juin 2016 soirée cabaret ENSEMBLE

Petit rappel!!

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