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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 22:52

Dans cette ville où tout se vend je suis le vent
je suis la marge.
Je vais où m’entraîne le chant. Oiseau libre je
prends le large.


Le verbe est semblable à la mer. Il a le goût salé
des larmes.
Je suis la bouche qui profère au nom des dieux
le sens du drame.


J’ai charge des mots solennels qui aident l’âme
à s’élever.
J’invente s’il le faut le ciel. Je donne à vivre
et à rêver.


Hors ma voix qui vient les fouetter les sons se
suivent se ressemblent :
Sans fin il faut ressusciter ces mots de Panurge
qui tremblent.


Je dis l’amour avec mon sang. L’enfance est un fruit
que je cueille
Parmi les astres éclatants qui la nuit nichent
dans les feuilles.


Tel un changeur les monnaies d’or je pèse et compte
les paroles.
En songe je vais chez les morts chercher mon Eurydice
folle.


Comprenez-vous que dans mon chant ce qui chante
c’est le silence ?
Je n’existe pas à plein temps. Je suis avec ce qui
commence.


Comme un sablier renversé le ciel a glissé dans ma
tête.
Je fais la fête avec les fées. Laissez s’envoler le
poète !

   
   

 

 
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commentaires

J
<br /> les rêves et les songes en echo au poème de Baudelaire La Voix...<br />
Répondre
F
<br /> il faut revenir à la réalité pour exister et continuer à vivre et à avancer le passé est terminé on ne peut revenir dessus<br />
Répondre