Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 22:15

 

       
      Les blancs, les paroles avares,
Nous ne saurions les esquiver.
Il suffit que demeurent, rares,
Des feux qu’il faudra approuver.
Tout ce que nous pourrons rêver :
Le désert, la plaine, la plage
Et que nous nommerons passage
Mettra un terme à notre errance.


Nous aborderons ce rivage
Les yeux noyés dans notre enfance.


         *


Nous avons voué nos mots au large
Et sommes revenus au port
Le corps dévasté par la charge
D’une nuit qui fut sans report,
Nuit dont nous récusons l’apport.
Notre voix s’accorde au silence
Qui résilie l’impatience.


L’aube atténue notre débâcle,
Mettant à nu toute présence :
Il n’est de prix pour le miracle.
édition
printemps des poetes
      2005
genre
      Poèmes polymorphes
Partager cet article
Repost0

commentaires

F
<br /> un joli poème<br />
Répondre