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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 22:16
 

Vous aviez mon coeur
Moi, j'avais le vôtre :
Un coeur pour un coeur,
Bonheur pour bonheur !

 

Le vôtre est rendu,
Je n'en ai plus d'autre ;
Le vôtre est rendu,
Le mien est perdu !

 

La feuille et la fleur
Et le fruit lui-même,
La feuille et la fleur,
L'encens, la couleur,

 

Qu'en avez-vous fait,
Mon maître suprême ?
Qu'en avez-vous fait,
De ce doux bienfait ?

 

Comme un pauvre enfant
Quitté par sa mère,
Comme un pauvre enfant
Que rien ne défend,

 

Vous me laissez là
Dans ma vie amère,
Vous me laissez là,
Et Dieu voit cela !

 

Savez-vous qu'un jour
L'homme est seul au monde ?
Savez-vous qu'un jour
Il revoit l'Amour ?

 

Vous appellerez,
Sans qu'on vous réponde
Vous appellerez,
Et vous songerez!…

 

Vous viendrez rêvant
Sonner à ma porte,
Ami comme avant,
Vous viendrez rêvant,

 

Et l'on vous dira :
« Personne !… elle est morte. »
On vous le dira,
Mais, qui vous plaindra ?

 

Élégies1825  

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:33

Trapéziste cosmique
il s’élance pour regarder
de haut
la petitesse des remparts
qui séparent les hommes
captifs de leurs dieux
avides de sang
et de larmes

suspendu à la Grande Ourse
la nuit
il voit mieux
grâce au feu tamisé
des ténèbres
qui pénètre son âme
lancinant laser
de lucioles fraternelles

il voit se lever les rêves
de jour
qui l’habitent

ces rêves
sont le nectar
de sa vie


*

Des arbres de sang
explosent
dans nos labyrinthes
les grappes de vie
suspendues à nos lèvres
cherchent un souffle nouveau
comme un recommencement du monde
vers des printemps palpables

Les mains se cherchent
se prennent pour des ailes
et nos voix étranglées
croient qu’avaler une flûte
ou apprivoiser un rossignol
suffira à capturer
le chant fragile
noter sur la portée du vent
la musique indocile
du poème…

*

On pèse ses mots
on pèse ses morts
on raccommode ses trous de mémoire
avec des mots avec des morts

Rimbaud brûle encore ses vaisseaux
mais le bateau ivre voguera longtemps
sur l’océan des siècles

Les langues lagunes
soulèvent les vagues et les vents
la poésie écume ou murmure
son cri s’élance et retombe
là où on ne l’attend pas

Les chevaux de l’oubli
sèment à tous vents
les feuillets de l’âme
pour l’âme

Le poème remonte son fleuve
jusqu’à l’eau vive
du silence
jusqu’au sang d’encre
du mystère…


Michel Ménaché

printemps des poètes 2013 les voix du poème

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 09:01

voixpoème

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 14:55

 


        J’étais à toi peut-être avant de t’avoir vu.
Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne ;
Ton nom m’en avertit par un trouble imprévu,
Ton âme s’y cachait pour éveiller la mienne.
Je l’entendis un jour, et je perdis la voix ;
Je l’écoutai longtemps, j’oubliai de répondre.
Mon être avec le tien venait de se confondre,
Je crus qu’on m’appelait pour la première fois.

Savais-tu ce prodige ? Eh bien, sans te connaître,
J’ai deviné par lui mon amant et mon maître ;
Et je le reconnus dans tes premiers accents,
Quand tu vins éclairer mes beaux jours languissants.
Ta voix me fit pâlir, et mes yeux se baissèrent ;
Dans un regard muet nos âmes s’embrassèrent ;
Au fond de ce regard ton nom se révéla,
Et sans le demander j’avais dit : Le voilà !

Dès lors il ressaisit mon oreille étonnée ;
Elle y devint soumise, elle y fut enchaînée.
Comme un timbre vivant, l’écho du souvenir
Appelait par ton nom l’écho de l’avenir.
Je le lisais partout, ce nom rempli de charmes,
Et je le relisais, et je versais des larmes.1
D’un éloge enchanteur toujours environné,
À mes yeux éblouis il s’offrait couronné.
Je l’écrivais… bientôt je n’osai plus l’écrire,
Et mon timide amour le changeait en sourire.
Il me cherchait la nuit, il berçait mon sommeil ;
Il résonnait encore autour de mon réveil ;
Il errait dans mon souffle, et lorsque je soupire
C’est lui qui me caresse et que mon cœur respire.

Nom chéri ! nom charmant ! oracle de mon sort !
Hélas ! que tu me plais, que ta grâce me touche !
Tu m’annonças la vie, et, mêlé dans la mort,
Comme un dernier baiser tu fermeras ma bouche.
printemps des poetes
      2013
 
      Les voix du poème

 

 

 
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 00:23

Je t'aimais

Dans l'orage des sèves

 Je t'aime

 Sous l'ombrage des vents

 

 Je t'aimais

 Aux jardins de l'aube

 Je t'aime

 Au déclin des jours

 

Je t'aimais

 Dans l'impatience solaire

 Je t'aime

 Dans la clémence du soir

 

 Je t'aimais

 Dans l'éclair du verbe

Je t'aime

Dans l'estuaire des mots

 

 Je t'aimais

Dans les foucades du printemps

 Je t'aime

 Dans l'escapade des saisons

 

 Je t'aimais

 Aux entrailles de la vie

Je t'aime

Aux portails du temps

 

Andrée Chedid - Quelques traces de craie dans le ciel

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 22:38

bonjour à tous

séance de rattrapage pour ceux et celles qui n'ont pas pu encore voir l'exposition photo et poésie "la Rencontre"

Fruit d'une nouvelle collaboration avec les photographes de l'association "plaisir de photographe"PAB , l'exposition sera installée

 

dans le hall du Palais des Sports

 

avenue de Geesthacht à Plaisir (tel: 01 30 07 54 00)

 

du lundi 18 février au 1er mars 2013

aux heures d'ouverture du palais des sports

 

 "un temps de poète"

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 20:29

 

      Parle-moi ! Que ta voix me touche !
Chaque parole sur ta bouche
Est un écho mélodieux !
Quand ta voix meurt dans mon oreille,
Mon âme résonne et s'éveille,
Comme un temple à la voix des dieux !

Un souffle, un mot, puis un silence,
C'est assez : mon âme devance
Le sens interrompu des mots,
Et comprend ta voix fugitive,
Comme le gazon de la rive
Comprend le murmure des flots.

Un son qui sur ta bouche expire,
Une plainte, un demi-sourire,
Mon coeur entend tout sans effort :
Tel, en passant par une lyre,
Le souffle même du zéphyre
Devient un ravissant accord !

Alfonse de Lamartine

printemps des poetes
       
      Les voix du poème

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 12:41

duras.jpg

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 09:03

untempsdepoète2

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 18:55

 

       
     
Je reste émerveillée
Du clapotis de l’eau
Des oiseaux gazouilleurs
Ces bonheurs de la terre
Je reste émerveillée
D’un amour
Invincible
Toujours présent

Je reste émerveillée
De cet amour
Ardent
Qui ne craint
Ni le torrent du temps
Ni l’hécatombe
Des jours accumulés

Dans mon miroir
Défraîchi
Je me souris encore
Je reste émerveillée
Rien n’y fait
L’amour s’est implanté
Une fois
Pour toutes.
De cet amour ardent je reste émerveillée.


Andrée Chedid
édition
printemps des poetes
     

2007

 

 

 

 

 

     

     Et que Cette nouvelle année nous émerveille!!

  Très Bonne Année à tous!!

 

 

 

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