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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 15:49


Pas à pas approché
l'horizon
regard rose et couchant
veille
incroyablement lumineux

Pas à pas recherché
l'horizon
souffle intime et lent
éveille
en soi des nuits d'i
voire-feux


in Contre toute haine la parole

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Published by untempsdepoete - dans poème
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 15:16

-Mon amour, ma bien aimée,
Me voici trop loin de toi,
Comment survivre éloigné
De ton coeur et de tes
bras ?
De mon coeur et de mes bras
Tiens, je l’avais oubliée
Cette lettre et qui, ma foi,
Peut me l’avoir env
oyée ?
Si tu savais quel ennui
Loin de nos jeux amoure
ux
Est-ce André ou est-ce Henri ?
Est-ce Paul aux si beaux yeux
?
Rien ne distrait la folie
Qui m’entoure mais rien ne peut
Détourner mon coeur é
pris
Oh non, ça ne peut être lui !
Mon amour, mon feu, ma joie,
Je reviendrai, sois-en sû
re
Vrai, c’est la première fois
Que je vois cette écritur
e.
Ton portrait posé sur moi,
Me protège et me rassu
re
Cette lettre entre mes doigts
Serait-elle une imposture
?
Oui, l’enfer est de ce monde
Mais le pire est de compter
Ces heures, ces jours, ces secondes
Qui nous tiennent s
éparés
J’ai beau chercher dans la ronde
De mes amoureux passés
Dans quelle amnésie profonde
Cet amant-là s’es
t noyé
Mon amour, ma toute belle,
Je t’aime et je t’aime ta
nt
Il n’y a rien d’éternel,
Rien qui ne résiste au tem
ps
Un baiser sur ta prunelle,
Sur ta bouche tout auta
nt
Rien qui ne résiste au temps
Et la mémoire est cruel
le
Mais adieu ma vie, mon coeur,
Il faut bien que je m’en aille
On m’appelle, il est six heures
A demain, vaille que vaille !
A moins que ton artilleur
N’ait pour seules funérailles
Que les tranchées et la peur,
Le vacarme e
t la mitraille
Sur ces pages abîmées
Il manque une ultime morsure,
La certitude affirmée
D’une simple sig
nature
Mon amour, si d’aventure
Au front je devais tomber,
Je voudrais que tu me jures
De ne jamais m’o
ublier

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 07:41

Ce jour-là

Tout ravivait l'espérance

Était-ce cette musique intime
Venue on ne sait d'où?
Ou cette bouffonnerie joyeuse
Qui s'empare parfois de nos cœurs
Transformant chaque ride en rire
Chaque broussaille en horizon?

Était-ce un écho

Qui comble soudain l'appel?

Un rayon qui transperce les mailles?

Une présence qui écarte les barreaux?

Était-ce l'oiseau tenace

Balayant de ses ailes nos laborieux chagrins?

Ce jour-là la vie

Fendit ses écorces
Pour s'ébattre sans entraves
Dans tout l'espace du corps.

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 10:09

 « L’art n’est rien s’il n’est pas cet appel du large. L’art n’est rien s’il cède un seul arpent de son cœur. L'art n'est rien s'il n'est pas le ferment d'une république de l'esprit. L'art n'est rien si nous oublions la raison pour laquelle Alice a suivi les entrelacs foisonnants du lapin blanc. L'art n'est rien s'il délaisse le fil bleu-rouge du Grand Jeu, entre fil d'Ariane et fil du rasoir ».
André Velter et Zéno Bianu, in Prendre feu, Gallimard, 2012, p.
21

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