Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 01:32

ça bavarde les choses faut pas croire faut écouter leur mutisme bavard se taire pas parler dessus non seulement se taire et les écouter ça s’agite dans le souterrain des fossoyeurs ça cause partout c’est secret bien sûr ça parle une langue qu’on ne comprend pas qu’on ne comprend plus mais on saisit des bribes parfois quand on se tait ça rentre pas par les oreilles de la tête ça rentre par ailleurs par le corps par les pieds par les doigts faut se taire et écouter ce murmure ça parle doucement comme avec un mouchoir dans la bouche ou un chiffon sur les lèvres ça crie pas ça murmure mais ça s’entend dans le silence il faut attendre attendre parfois longtemps guetter ne rien faire se rendre disponible scruter s’enfouir dans ce tout redevenir une partie de ce tout de silence alors on entend le murmure mystérieux des choses que le bruit barbare recouvrait alors tout redevient harmonieux les statues marchent la nature bavarde les masques sourient et le secret apparaît dans son évidence même à celui qui s’offre à l’accueillir dans l’atelier du regard silencieux le tissu du monde recousu ressuscite et délivre sa parole fossoyée

 

Partager cet article
Repost0
6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 21:26
Météo  - T-Rez

Le soleil est en colère

Le ciel pleure ses rêves

 

De l'éphémère retenir la beauté !

 

T-Rez

2014

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 23:04

 

                                       JANVIER 2014

                           

       J  eune année au froid bleu des matins

       A  rgenterie des branches sur un fond de vallée

       N  ature accroupie dans l'âtre des fumées

       V  erset ouvert pour prières envolées

        I   l est ce premier mois cassant au bout des doigts

       E  spoir dans l'horizon rose des ciels bas

       R  evenu parti oublié respirer l'éphéméride des années

 

           Marie-Hélène Darien

 



 

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 23:16

Qu'on me laisse à mes souvenirs,
Qu'on me laisse à mes amours mortes,
Il est temps de fermer la porte,
Il se fait temps d'aller dormir
Je n'étais pas toujours bien mise
J'avais les cheveux dans les yeux
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois bien qu'il m'aimait un peu

{Refrain:}
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.

Le vent du Nord qui s'amoncelle
S'amuse seul dans mes cheveux
Je n'étais pas toujours bien belle,
Mais je crois qu'il m'aimait un peu
Ma robe a toujours ses reprises
Et j'ai toujours les cheveux fous
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois que je l'aimais beaucoup

{Refrain}

Si j'ai fondu tant de chandelles
Depuis le temps qu'on ne s'est vus
Et si je lui reste fidèle,
A quoi me sert tant de vertu ?
Qu'on me laisse à mes amours mortes !
Qu'on me laisse à mes souvenirs
Mais avant de fermer la porte,
Qu'on
me laisse le temps d'en rire
Le temps d'essayer d'en sourire...

{Refrain}

Qu'on me laisse le temps d'en rire

Partager cet article
Repost0
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 08:50

"J'ai fait un rêve" discours prononcé par Martin Luther King
au Lincoln Memorial de Washington D.C., le 28 août 1963.

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis : même si nous devons affronter des difficultés aujourd'hui et demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : "Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux."

Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve que, un jour, l'État du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l'injustice, tout brûlant des feux de l'oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice.
Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve !

Je rêve que, un jour, même en Alabama où le racisme est vicieux, où le gouverneur a la bouche pleine des mots "interposition" et "nullification", un jour, justement en Alabama, les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd'hui un rêve !

Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissés, tout éperon deviendra une pleine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois.

Telle est mon espérance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud.

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 00:36

 

 

En-deçà et au-delà

De nos identités originales

De nos appartenances communautaires,

 

En-deçà et au-delà

De nos langues détournées, transgressées,

De nos noms reconnus, ressourcés,

De nos terres de nos îles morcelées, archipélagées, dispersées,

 

En-deçà et au-delà

De nos ruptures, brisures, cassures,

Des clans guerriers, clans paroles, clans écritures,

Clan mémoire, clan histoire,

 

En-deçà et au-delà

Des mélopées funèbres, désespérances de nos béances,

Manques dans nos corps, de l'âme et de l'esprit en nos sociétés multiples,

 

En-deçà et au-delà

De tout ça qui fonde et nourrit nos interventions et écritures particulières,

Nous gardons et emporterons dans nos bagages quelque essence qui est :

 

Sur nos chemins de partage,

 

L'apport par chacun de son brin de conscience,

De réflexion, d'humanité,

Pour commencer à dire ensemble,

Avec nos mots, nos sonorités, nos musiques intérieures,

 

La chose à transmettre,

L'esprit de juste mémoire :

 

Tailler, ajouter, renouer, rénover,

Aplanir, étendre et retresser la natte humaine.

 

 

Publié dans la revue Littérama'ohi, n°5, 2004.

 

Repris dans l'anthologie Outremer, trois océans en poésie /

établie par Christian Poslaniec et Bruno Doucey,

avec la collaboration de Johanna Pélissier.

- éditions Bruno Doucey, 2011. - 282 p.

 

Partager cet article
Repost0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 23:35

 
Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.

Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.

C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.

Nelson Mandela ( Afrique du Sud )

Partager cet article
Repost0
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 21:43

 

        Rire

Je ris
Je ris
Tu ris
Nous rions
Plus rien ne compte
Sauf ce rire que nous aimons
Il faut savoir être bête et content



Feuilles de route
, Gallimard, 1924

édition
printemps des poetes
      2009
       
Partager cet article
Repost0
13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 23:59

Dès le matin j’ai regardé
j’ai regardé par la fenêtre :
j’ai vu passer des enfants.

Une heure après c’étaient des gens.
Une heure après, des vieillards tremblants.

Comme ils vieillissent vite, pensai-je !
Et moi qui rajeunis à chaque instant !

© Gallimard, in Monsieur, Monsieur

 

printemps des poètes



Partager cet article
Repost0
10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 23:50

 

  

 

 

 

 

Que toute chose se taise

 

 

 

 

Moncef Ouhaibi

(Éditions Bruno Doucey – Janvier 2012)

EXTRAIT

 

 

« Ne faites pas la prière

Ce vendredi

Ne lisez pas la Fatiha

Levez-vous comme les Tunisiennes et les Tunisiens

En ce vendredi

Psalmodiez : louange au peuple

Notre seigneur à nous tous

Psalmodiez : louange au soleil

Que le peuple fait rouler en ses mains

Psalmodiez : louange à la terre

Que le peuple entoure

Et fait tourner dans ses mains

Que toute chose se taise

Ce vendredi (...)

N’entendez-vous rien ?

Mais si, écoutez bien

C’est le bruit de ses bottes

Le despote

Qui s’enfuit

Qui part

En hâte

Qui traîne ses pas lourdement

Vers l’endroit où

Il s’endormira

Dans un cadavre vide »

 

Partager cet article
Repost0