Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 20:29

 

      Parle-moi ! Que ta voix me touche !
Chaque parole sur ta bouche
Est un écho mélodieux !
Quand ta voix meurt dans mon oreille,
Mon âme résonne et s'éveille,
Comme un temple à la voix des dieux !

Un souffle, un mot, puis un silence,
C'est assez : mon âme devance
Le sens interrompu des mots,
Et comprend ta voix fugitive,
Comme le gazon de la rive
Comprend le murmure des flots.

Un son qui sur ta bouche expire,
Une plainte, un demi-sourire,
Mon coeur entend tout sans effort :
Tel, en passant par une lyre,
Le souffle même du zéphyre
Devient un ravissant accord !

Alfonse de Lamartine

printemps des poetes
       
      Les voix du poème

 

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 09:03

untempsdepoète2

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 18:55

 

       
     
Je reste émerveillée
Du clapotis de l’eau
Des oiseaux gazouilleurs
Ces bonheurs de la terre
Je reste émerveillée
D’un amour
Invincible
Toujours présent

Je reste émerveillée
De cet amour
Ardent
Qui ne craint
Ni le torrent du temps
Ni l’hécatombe
Des jours accumulés

Dans mon miroir
Défraîchi
Je me souris encore
Je reste émerveillée
Rien n’y fait
L’amour s’est implanté
Une fois
Pour toutes.
De cet amour ardent je reste émerveillée.


Andrée Chedid
édition
printemps des poetes
     

2007

 

 

 

 

 

     

     Et que Cette nouvelle année nous émerveille!!

  Très Bonne Année à tous!!

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 22:15

 

       
      Les blancs, les paroles avares,
Nous ne saurions les esquiver.
Il suffit que demeurent, rares,
Des feux qu’il faudra approuver.
Tout ce que nous pourrons rêver :
Le désert, la plaine, la plage
Et que nous nommerons passage
Mettra un terme à notre errance.


Nous aborderons ce rivage
Les yeux noyés dans notre enfance.


         *


Nous avons voué nos mots au large
Et sommes revenus au port
Le corps dévasté par la charge
D’une nuit qui fut sans report,
Nuit dont nous récusons l’apport.
Notre voix s’accorde au silence
Qui résilie l’impatience.


L’aube atténue notre débâcle,
Mettant à nu toute présence :
Il n’est de prix pour le miracle.
édition
printemps des poetes
      2005
genre
      Poèmes polymorphes
Partager cet article
Repost0
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:52
 arbre-trez.jpg 
  
La mort des oiseaux  
Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois
A la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois.
Pendant les tristes jours de l'hiver monotone,
Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne,

Se balancent au vent sur le ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver !
Pourtant lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes

Dans le gazon d'avril où nous irons courir.
Est-ce que les oiseaux se cachent, pour mourir ?


François Coppée 1842 – 1908 (Promenades et Intérieurs)






Partager cet article
Repost0
20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 10:48

Nous qui avons l’haleine des grands malheurs
Nous qui sommes venus de si loin
Nous qui ouvrons les bras du monde
Nous sommes les étincelles du monde
En peau de lune
En peau de tambour
En fine poudre de pluie
Nous allons dans l’empreinte des songes
Nous qui avons traversé les gouffres mémorables
Nous qui sommes les pétales d’une fleur de mer
Nous dont le pas intime est une danse bleue
Nous sommes les étincelles du monde
En peau de lune
En peau de tambour
En tendresse de poussières
Nous allons dans la danse du Chaos
Nous qui portons la couronne des marées
Nous qui connaissons le secret des bains démarrés
Nous qui guettons l’écho des libertés
Nous sommes les étincelles du monde
Les bouts de terre
Les boutures
Les rhizomes
Nous sommes les gardiens des couleurs du monde
Et nous portons au doigt l’arc-en-ciel du Tout-Monde


Ernest Pépin
printemps des poètes 2012

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 21:37

Miroir


Narcisse au miroir rustique
Personnage mythique
Trouvant si beau son visage
Qu’il s’éprit de son image
Et dans l’étang se noya
Les fleurs il nous laissa


Vitrine miroir aux alouettes
Aguichant les coquettes
Se contemplant dans le miroir
Le prix d’un désespoir


La taille n’est plus fluette
Mais plutôt rondelette
Diffuse la lumière
Miroir de sorcière


Vanité de la beauté
Ce n’est plus l’heure
Tu reflètes les fleurs
Tout comme elles je suis fanée

 

Josette  nov 2012



 

 

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 20:46

Nous sommes là et vivre est une parole

 


         
       

Nous sommes là et vivre est une parole

 


Une parole prêtée

 


— Alors écoute, écoute encore…
 

Nouvelle averse actuellement au milieu du déluge

 


Autrefois comme en ce moment

 


Des heures et des heures de pluie fraîche
 

Sur les pavés des rues et sur les toits des maisons

Sur les champs jaunes de l’été


Sur nos vêtements insignifiants


— Sur le monde, en somme !


Le monde le monde si malabar si mal léché


Soudain une percée dans le ciel

 

Le contour bleu des nuages

 

Le jour était déjà revenu.

 

 



— Pourquoi donc retenir cet instant ?



Thierry Renard

édition
printemps des poetes
      2013
genre
      Les voix du poème

 

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 22:27

fougeres-trez.jpg

L’air vibre il pleut de l’or

 

Sur la pointe des pieds

 

L’automne vient d’ arriver 

   

Le ciel se couvre de couleurs

 

Ecureuils hérissons

 

Font leurs provisions

 

Les châtaignes éclatent

 

Et craquent sous mes pas

 

Les rousses fougères

 

Cachent des trésors

 

L’air vibre il pleut de l’or

 

T-Rez  octobre 2012

 

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 17:30

 

 

c'était on ne sait quoi de submergé c'était

 


c’était je ne sais quoi comme un frisson d’éclipse

 


un grand éclat de vide au coeur des densités

 


un précipice ouvert in the touch of your lips

 



le coeur qui va le cœur qui voit à coups de sonde

 


c’était je ne sais guère une étoile transie
 

c’était je ne sais plus avant les premiers mondes

 


avant de te connaître et d’oublier la nuit

 



c’était un abandon aux langues inconnues


une infinie passion pour la parole vive


c’était c’était jusqu’au diamant du leitmotiv



c’était le bel amour vous l’avez reconnu


celui qui n’attend pas le pur l’incontesté


c'était on ne sait quoi de submergé c'était


Zéno Bianu

 

 

 

 extrait "printemps des poètes" : les voix du poème -  2013

 

Partager cet article
Repost0