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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 08:25
 
Le peuple du soleil

Il coule entre mes doigts le murmure du monde
Je ne sais pas s'il vit cet oiseau que je tiens
Ou s'il veut s'endormir au secret de ma paume
J'ai besoin de son chant, de son vol  j'ai besoin
Il est blanc cet oiseau,  je le nomme Colombe
C'est le clair messager des armes du printemps
Et moi je suis blessé de tant de terre et d'onde
En laissant mon oiseau s'envoler dans le temps (...)

Robert Sabatier, extrait de Les Fêtes solaires, éd. Albin, 1955.
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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 22:11
pour Richard Rognet

Mon autre
Mon semblable
En cette chair
Qui nous compose
En ce cœur
Qui se démène
En ce sang
Qui cavalcade
En ce complot
Du temps
En cette mort
Qui nous guette
En cette fraternité
De nos fugaces vies
Mon semblable
Mon autre
Là où tu es
Je suis.

in Rythmes, Gallimard, 2003
       
       
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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 20:42
  
Il PLEUT  

Il pleut — c’est merveilleux. Je t’aime.
Nous resterons à la maison :
Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes
Par ce temps d’arrière-saison.

Il pleut. Les taxis vont et viennent.
On voit rouler les autobus
Et les remorqueurs sur la Seine
Font un bruit... qu’on ne s’entend plus !

C’est merveilleux : il pleut. J’écoute
La pluie dont le crépitement
Heurte la vitre goutte à goutte...
Et tu me souris tendrement.

Je t’aime. Oh ! ce bruit d’eau qui pleure,
Qui sanglote comme un adieu.
Tu vas me quitter tout à l’heure :
On dirait qu’il pleut dans tes yeux.
Francis Carco  1886 – 1958 (François Carcopino-Tusoli, dit Francis Carco)



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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 18:04
   
      Sous le feuillage où bat la pluie
La poésie écoute le paysage.

Tournesol ou souliers blessés
Elle a pris le chemin du soleil
Et porte un nuage rouge accroché à sa voix.

L’infini à portée de main
N’est jamais monotone.
         J.M Malpoix 2011
       
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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 00:06
Eloge de l’autre

Celui qui marche d’un pas lent dans la rue de l’exil
C’est toi
C’est moi
Regarde-le bien, ce n’est qu’un homme
Qu’importe le temps, la ressemblance, le sourire au bout des larmes
l’étranger a toujours un ciel froissé au fond des yeux
Aucun arbre arraché
Ne donne l’ombre qu’il faut
Ni le fruit qu’on attend
La solitude n’est pas un métier
Ni un déjeuner sur l’herbe
Une coquetterie de bohémiens
Demander l’asile est une offense
Une blessure avalée avec l’espoir qu’un jour
On s’étonnera d’être heureux ici ou là-bas.

Tahar Ben Jelloun
Tanger 7 octobre 2007
       
       

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:25

  

char-trez.jpg

 

Hâtes-toi de transmettre ta part de merveilleux, de rébellion, de bienfaisance,sinon tu seras en retard sur la vie, la vie immédiate..."

René CHAR

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 14:24

 

 

 Le papillon

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!

 

Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)

 

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 00:03

 

 

Le poème_cette hésitation prolongée entre le son et le sens.

 

 

 Paul Valery

 

Tel quel. oeuvres complètes tome 2 - la Pléiade

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 23:59

 

 

"La poésie est parole aimante, parole émerveillante, parole enveloppée sur

 

 elle-même, pétales d'une voix tout autour d'un silence "

 

 

Christian Bobin

 

la merveille et l'obscur

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 23:21

                                          

 

C’est Belaud mon petit chat gris

Belaud qui fut par aventure

Le plus bel œuvre que nature

Fit donc en matières de chats

 

Couvert d’un poil gris argenté   

 Ras et poli comme satin

Couché par ondes sur l’échine

Et blanc dessus comme une hermine  

Un petit mufle léonin

  

Autour duquel s’était plantée

Une barbelette argentée

Armant d’un petit poil follet

Son musequin damoiselet »

 

 

 

Joachim du Bellay (1522-1560)







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