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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 20:57

 Par les grillages de l’attente
Je laisse l’espoir à la mer
Egrener ses ombres mouvantes


Mon regard lèche la torsade
Du fer forgé envoluté
La brise arrondit sa chamade


Poète Rassemble le monde
Brode la dentelle des marées
Et calligraphie sur leur onde


L’annonciation démiurgique
Qui vibre au chant désespéré
Jailli de ta lèvre magique


Tisse et fais renaître le songe
Où être heureux nous voudra dire
Que nous chasserons le mensonge


Malgré la honte et les carnages
Le cœur léger sous la nuée
Nous survivrons en tes mirages


Qui offrent leur parfum de menthe
Sous la volute enamourée
Face à la mer qui invente



Poème publié dans l'anthologie Une salve d'avenir. L'espoir, anthologie poétique, parue chez Gallimard en Mars 2004

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 14:39

Il n’y a pas l’un ou l’autre,
Il y a l’un et l’autre !
Métisse ta toile aux couleurs du monde !
Métisse le monde aux fils d’or des étoiles
Qui, déliés, se confondent,
Jaunes, blancs, noirs,
Chevelure singulière
Aux couleurs du soir,
Aux couleurs de lumière,
Pour ne faire plus qu’un, plus qu’une,
Qu’il soit blond, qu’elle soit brune…
Métisse le monde aux nuances plurielles !
Prisme multicolore
D’un ballet corps accord
De ce monde kyrielle…

Patrick Aubert, postier du bureau de Pigalle (Paris 9e) est lauréat du concours interne « Ecris-moi un poème » initié par La Poste auprès des guichetiers pour le Printemps des Poètes.

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 14:00

 

         
       

L'Heure Bleue

Nous étions à l’heure au rendez-vous

Quatre jours après le passage fugace

de Vénus sur le Soleil

Cent trente et un ans d’attente consumés

dans le battement de cil d’un dieu capricieux.

Je suis arrivée incognito dans l’atelier

de Boris Vian. Tu avais du retard et je t’aimais déjà

Ton visage ressemblait à l’ange

de la Mélancolia. Par quel mystère ce dimanche

ta vie est devenue ma maison ? Par quelle mécanique invisible

ma peau est devenue l’enveloppe de tes os ?

Je voulais partir, Eros attrapait les ailes de ma liberté

Seul le désir de toi existait comme un hémisphère

sans bords ni portes

Nos vies défilaient

seul l’instant présent était dans son combat

lumières et ombres, proclamation de la victoire du sens

Et j’ai porté ton corps et ton âme dans mes bras

et ta solitude d’homme-astéroïde .

Moi colibri léger, baiser de feu.

Inédit

 Vivian Lofiego

       
     
édition
printemps des poetes
      2007
genre
      Poèmes d'amour
         
       
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 10:47

 

 
       
       

Verse le vin
partage un fruit
fais que l'autre t'atteigne

Grave-toi
pour l'attendre
résiste au temps

Pareil aux rues
qui cherchent la lumière
enlace-toi

Verse le corps
pousse le cri
fais que l'autre t'abreuve

Retiens son ombre
prononce-la
écris-toi pour qu'il t'offre

L'été gagne en dedans

 

Claude Albarède

      2008
      Poèmes sur Eloge de l'autre

              printemps des poètes

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 21:46

 

 

Un mot est mort quand il est dit
Disent certains -
Moi je dis qu'il commence à vivre
De ce jour-là

( in Lettre à Louise et Frances Norcross)

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 21:41

 

      Je congnois que pauvres et riches,
Sages et fous, prêtres et lais,
Nobles, vilains, larges et chiches,
Petits et grands, et beaux et laids,
Dames à rebrassés collets,
De quelconque condition,
Portant atours et bourrelets,
Mort saisit sans exception.


in Poésies, François Villon
       
         

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 19:53

 

UN TEMPS DE POÈTE

 

 

Une fois dans ta vie, fais une poésie,

Ne crains jamais, l'ami, que cette fantaisie

 

Te nuise en aucun cas, car si l'envie t'en prends

Et que tu y parviens, tu seras différent.

Même si ton poème n'a pas de rimes riches,

Pourvu qu'il soit écrit, tout le reste, on s'en fiche !

Sache trouver les mots, puise- les en ton cœur,

 

Du plus profond de toi, apporte du bonheur.

En écrivant des vers, navigue dans tes rêves,

 

Plonge dans les nuages, étonne-toi sans trêve.

Oubliant les soucis, tu comprendras pourquoi

Écrire des poèmes est un acte de foi.

Tu deviendras plus riche, car même dans la lune,

Éprouver l'émotion vaut une vraie fortune.

 

JJC avril 2012

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 19:24

 

Vous pouvez vivre trois jours sans pain;-sans poésie jamais;     

                                                                            

 et ceux d'entre vous qui disent le contraire se trompent: ils ne

 

se connaissent pas.                                                                

 

Charles Baudelaire

                                                                                                    

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 17:12

 

 

 

 

 

 

Il faut que tout agisse et soit mouvant et crée
Et que la forme change aussitôt que formée.
Tu n'es qu'une apparence, ô repos du moment !
Partout au plus profond se meut l'éternité,
Car toute chose ira se dissoudre au Néant
Si dans l'Etre immobile elle veut demeurer.


Texte tiré de Elégie de Marienbad

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:01
     
      J’aime la ville et ses passantes
Et leurs lueurs incandescentes
Quand elles sourient de temps en temps
A un passant
S’il m’arrive d’être ce passant
Je replonge en adolescence, pour un instant

La ville connaît par moments
De superbes soleils couchants
Qu’on s’invente dans un sourire, en regardant
La beauté d’un autre sourire
Qui laisse un peu de la jeunesse en repartant

J’aime la ville et ses rivages inconnus
Où l’on accoste sans savoir
S’il faut nager, si l’on surnage
Alors, n’en parlons plus
Il y a des heures indiscernables
Dans des lieux qui n’existent pas
Ou plus vraiment
Et ni victimes ni coupables
N’ont soudain la notion du temps

La ville est pleine des hasards
Qui nous construisent une existence
Et ces passions, ces impatiences
Ce n’est que la vie qui détonne
Et les envies qui tourbillonnent
C’est mieux que l’ennui silencieux
Il y a toujours un quai, un bar
La silhouette d’une fille
Les échos de rires d’enfants

La ville où tous les gens s’ignorent
Sans prendre le temps d’exister
Elle connaît des moments intimes
Il y a des regards qui s’animent
Et des amis dans les cafés
Cette ville qui nous dévore
Elle a des soirs qui s’éternisent
Et la douceur sait la gagner
Elle aime les heures indécises
Et les instants d’éternité

Matthias Vincenot
Texte inédit
        2006
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